Le goût de l’inaccessible


Je me demande parfois ce que cela ferait. D’outrepasser mes droits et mes résolutions. De m’approcher de lui soudainement et de happer ses lèvres qui me tentent tellement.

Quel goût aurait-elle ?

Il me suffirait de tourner la tête au bon moment, ce serait juste un contact , une légère caresse. Juste le temps de savourer le rêve, l’inaccessible.

Et s’il l’aurait voulu ?

Il aurait pris mon visage dans ses mains, il se pencherait et déposerait ses lèvres pleines sur les miennes. Il approfondirait le contact, sa langue forcerait gentiment mes barrières purpurines et un ballet sensuel s’ensuivrait alors. Il ferait glisser ses mains dans mon dos, une sur mes omoplates, l’autre au creux de mes reins. Il me serrerait fort car mes jambes ne voudraient plus me porter.

Puis il me regarderait tendrement et me chuchoterait à l’oreille ses sentiments.

Oui. Ce doit être ça, le goût de l’interdit.

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Dans son regard, je vois tout ce que je n’aurais jamais


Je l’ai vu une première fois, au détour d’un couloir. De sa démarche légère, il a su capter mon attention. Je pensais que ça ne serait qu’une attirance passagère, j’ai passé mon chemin sans me poser de question.

Mais nous avons des cours en commun, j’ai maintenant tout le temps pour l’observer. De nombreuses heures pour le contempler, pour essayer de capter son regard, l’attendre et le désirer. Nous échangeons nos premières paroles. Il me charme sans même s’en rendre compte. Puis les jours s’enchaînent et je le vois souvent, pourtant j’ai pris une décision: il ne saura jamais ce que je ressens.

Je refuse qu’il me regarde avec répulsion, de voir le rejet au fond de ses yeux si doux. Alors je me contente de l’admirer, lui, la seule personne qui hante mes pensées. Même si je me bats contre mes sentiments, en essayant de lui trouver des défauts et en échouant lamentablement, je ne peux me le sortir de l’esprit. Je mets cependant un point d’honneur à écarter cette attirance lorsque je lui parle ou lui fait des reproches.

Car, non, il n’est pas parfait. Une partie de son caractère me pousse à le rejeter. J’aimerais qu’il reconnaisse ses erreurs, la façon dont il s’adresse à moi, parfois, est la cause de mes pleurs.

Mes amis me disent de laisser tomber, de ne plus le voir, de ne plus l’aimer. Mais je ne veux pas l’oublier, il est mon rayon de soleil; ma lueur dans l’obscurité. Je ne me fais cependant pas d’illusions, je sais qu’il ne m’aime pas. Je crois même qu’il l’a deviné. Suis-je si transparente que ça ? Pourtant je voudrais qu’il me laisse cette liberté de rêver, ce monde où je m’échappe lorsque tout va mal. Un monde où il me dirait que je suis belle, où il me prendrait dans ses bras quand j’ai de la peine. Où il me parlerait simplement, il prendrait ma main et il ne me laisserait pas m’en aller. Je pourrais m’endormir dans ses bras et même des fois, il me regarderait dans les yeux, m’embrasserait et me dirait « je t’aime ». Je sais que ce n’est qu’un rêve mais ne sommes-nous pas tous des rêveurs au fond ? Donc oui j’aimerais qu’il se taise, qu’il fasse semblant de ne pas savoir, même si ça me fait parfois mal, ça serait plus douloureux de voir son mépris.

Alors ce soir je dis tout. Absolument tout excepté son prénom. Car dans toutes mes chansons, dans tous mes poèmes et mes textes je me refuse à mentionné son nom. Ce serait vraiment trop douloureux de l’écrire. Au fond je ne sais pas si je préfère qu’il reste dans l’ignorance ou pas. Je suppose que le plus simple est qu’il l’ignore encore. Peut-être un jour je lui dirais, mais pourquoi faire finalement ? Cela ne mènerais à rien de toute façon.

« Ce qui fait le plus mal, ce n’est pas d’aimer; c’est d’aimer d’un amour non partagé »

C’est ce que tout le monde dit. Moi je dis que le monde à tort. Si c’est si douloureux que ça, alors vous n’aimez pas assez cette personne pour chercher la force d’avancer. L’amour nous fait grandir et ceux qui ne vois que le noir dans leur histoire se renfermeront sur eux-même. On ne peut rendre justice à la personne qu’on aime si on refuse de se laisser vivre à cause de son rejet. Le mieux est de puiser sa force dans cet amour pour nous permettre de faire face aux épreuves et apprécier les joies quotidiennes. Moi je vis, car mon amour pour lui est inépuisable.

Chapitre 2: Première journée au lycée


BIP BIP BIP BIP

Ah satané de réveil, si je n’en avais pas autant besoin je le ferais passer par la fenêtre. Et en plus je dois me lever pour le premier jour au lycée. Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Mais bon. Puisqu’il n’y a pas le choix, autant faire avec.

Après un petit passage par la salle de bain, je me dirige vers mon armoire dans l’espoir de trouver quelque chose de correcte à me mettre. Et évidemment mon choix se porte sur…. Du noir. Un jean noir et un pull simple de la même couleur pour aller avec. Il faut bien que mes vêtements soit accordés non ?

Je suppose que je devrais être excitée par cette rentrée. Après tout j’entre dans la cour des grands comme on dit. Mais je préfere de loin les vacances. Après deux longs mois passés avec mes amis, en randonnées, au cinéma, et le privilège de me consacrer exclusivement à ma musique et mes poèmes; je vais surement avoir du mal à me replonger corps et âme dans mes cours.

Donc je suis partie pour 20 minutes dans un bus quasiment vide. Au collège je ne le prenais pas, je pouvais, mais faire 40 minutes de marche tous les matins et soir ne me dérangeais pas. Ca me permettait de regarder le paysage et de profiter du peu de temps qu’il me restait avant de franchir les grilles d’un collège bruyant plein de petits sixièmes qui courent partout. Ah mes années collèges je sens que je vais les regrettées et ce, dans pas longtemps.

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Et voilà, le verdict est tombé. Je suis dans une classe où je ne connais absolument personne, les larmes menacent de couler mais je les ravales tout de même. Camille tente de me consoler en vain. J’ai été habituée à être entourée de mes amis, et savoir que ce sera totalement différents cette année est déja dure pour moi. Mais je me dis que de toute façon, il y aura toujours les week-end et mercredi après-midi à passer avec eux. Cette dernière réflexion me donne le courage de rejoindre ma classe et d’écouter le discours de mon professeur principal. Au moins quelque chose qui ne changent pas, ce monologue est toujours aussi pompeux. Alors qu’il essaye de capter l’attention de ses élèves, je regarde plus en détail mes nouveaux camarades: ils se ressemblent tous pour moi. Comment vais-je faire pour retenir 34 prénoms au juste ?

Après deux longues heures de Blabla intempestifs, la sonnerie consent enfin à remplir ses fonctions. C’est presque en courant que je rejoins Romain, Kathy, Camille et les autres. Ils ont de la chance d’être ensemble et en plus ils ont une classe géniale après une discussion avec eux et quelques membres de leur propre classe avec qui je m’entends assez bien, il est déjà l’heure d’aller en cours.

L’heure d’aller au self arrive lentement mais surement. Je rejoins mes amis et quelques-uns de leurs camarades de classe et direction les plateaux. A vrai dire, je ne retiendrais qu’une chose de ce repas: C’est aussi immangeable qu’au collège. Mais je me rattrape en allant acheter un magnifique cookies gros comme ma main au fastfood juste à côté.

L’après-midi m’ennuie encore plus que la matinée, mais enfin ça sonne et je peux rentrer chez moi.

J’arrive à la maison, je monte dans ma chambre et je balance mon sac le plus loin possible de moi. C’est pas possible d’être à ce point révulsée à la simple mention du mot « lycée ». Et encore ! Aujourd’hui il n’y avait que les secondes. J’imagine déjà l’angoisse lorsque les premières et les terminales seront là.

En bref la conclusion de cette journée se résume avec une seule phrase: Bienvenue en enfer !

On cache tout, pour tout et par amour


Celui-là date d’il y a quelques années mais j’ai bien envie de le ressortir 😉

On peut tout cacher sous un rire

La douleur d’un fardeau lourd à porter

On peut tout cacher au fond de ses yeux

La tristesse voilée d’un amour non partagé

On peut tout cacher loin dans son âme

Une rivière de sang ou un torrent de larmes

On peut tout cacher dans un silence

La souffrance de soi, ou la personne à qui on pense

On peut tout cacher dans un sourire

Tout; Même l’envie de mourir.

Mon premier amour


Alors Voilà un poème que j’ai écris il n’y a pas très longtemps pour une personne qui m’est cher mais qui est partie trop vite. Ce poème apparait également dans le premier chapitre de « Prends ma main ».

Tu étais mon ami, mon confident

Tu es devenu mon tout, mon coeur

Puis tu m’as dis que j’étais ton âme soeur

Maintenant je ne vois plus que l’ombre de tes sourires

Toi, mon plus beau souvenir.

Je ne sais toujours pas quoi dire

Peut-être suis-je encore sous le choc

Ma vie a perdu tout son sens

Lorsque tu en as disparu subitement

Sans me le dire, sans même me prévenir

Tu as laissé derrière toi ceux qui t’aimait.

Même si ce n’est pas ta faute

Même si c’était un accident

Ca fait maintenant plus de trois ans

Que je me demande ce que je fais encore ici

Puisque la mort t’as séparé de ma vie,

Cruelle ironie,

Puisque c’est toi qui savait l’égayer.

Il ne se passe pas un jour sans que j’y repense.

Tout ce que je demandais

C’était d’être à tes côtés

Puisque même cela on ne me l’accorde pas

Je n’ai plus de raison de rester là

Personne ne pourra jamais effacer

Le blessure que ton absence m’a laissé

Pas même ces marques sur mes bras

Même si elles s’estompent

Mon coeur lui ne guérit pas.

Je voudrais te revoir une dernière fois,

Et pouvoir enfin te dire “Adieu”

Apaiser la douleur, qui, pour l’instant

Est toujours aussi vive qu’avant.

Tu me manqueras toujours

Toi, Mon Premier Amour.

Chapitre 1: Cauchemar


Bon, je préviens que les chapitres seront surement courts mais je vais en poster le plus possible régulièrement.

Ils se promenaient main dans la main, insouciants, et indifférents du monde qui les entouraient. Un jeune garçon de 14 ans raccompagnait son amour après qu’ils ai fêter les sept mois de leur relation. Sa jeune amie, arborait un sourire rayonnant. Ses yeux noisettes brillaient de l’innocence qui accompagne les jeunes gens à la fin d’une si belle journée de juin. C’est à regret qu’ Angel lâche la main de son petit ami afin de prendre une autre direction pour rentrer chez elle. Elle lui dit que c’est ici qu’elle doit le laisser, avant de se noyer dans les yeux bleus de son cher et tendre.

Un peu triste, Greg se penche vers sa belle afin de déposer un tendre baiser sur les lèvres tant désirées. Elle se laissait aller à cette douce étreinte car elle savait qu’elle ne le verrait plus avant le week-end prochain. Alors qu’elle regardait son amour traverser la route pour rentrer chez lui elle entendit un crissement de pneus qui n’envisageait rien de bon. Elle eut à peine le temps de crier qu’elle vit le garçon qu’elle aimait se faire renverser par une voiture. Le temps s’arrête un instant, juste le temps pour cette jeune fille de voir sa vie s’écrouler au ralentit.

Un cri, puis le silence. Tout devient sombre.

Tu étais mon ami, mon confident

Tu es devenu mon tout, mon coeur

Puis tu m’as dis que j’étais ton âme soeur

Maintenant je ne vois plus que l’ombre de tes sourires

Toi, mon plus beau souvenir.

Je ne sais toujours pas quoi dire

Peut-être suis-je encore sous le choc

Ma vie a perdu tout son sens

Lorsque tu en as disparu subitement

Sans me le dire, sans même me prévenir

Tu as laissé derrière toi ceux qui t’aimait.

Même si ce n’est pas ta faute

Même si c’était un accident

Ca fait maintenant plus de trois ans

Que je me demande ce que je fais encore ici

Puisque la mort t’as séparé de ma vie,

Cruelle ironie,

Puisque c’est toi qui savait l’égayer.

Il ne se passe pas un jour sans que j’y repense.

Tout ce que je demandais

C’était d’être à tes côtés

Puisque même cela on ne me l’accorde pas

Je n’ai plus de raison de rester là

Personne ne pourra jamais effacer

Le blessure que ton absence m’a laissé

Pas même ces marques sur mes bras

Même si elles s’estompent

Mon coeur lui ne guérit pas.

Je voudrais te revoir une dernière fois,

Et pouvoir enfin te dire « Adieu »

Apaiser la douleur, qui, pour l’instant

Est toujours aussi vive qu’avant.

Tu me manqueras toujours

Toi, Mon Premier Amour.

Prologue


Bon bah c’est parti je me lance:

Cette histoire commence avec une seule personne. Une jeune fille qui n’avait pas 16 ans. Elle n’avait rien de spécial. Un physique passe-partout, pas très jolie cependant. Ses résultats scolaires étaient satisfaisants dans presque toutes les matières, mais avec une nette préférences pour les matières littéraires. Elle s’intéressaient à tout. La nature était son refuge, sa confidente. Elle aimait s’allonger dans l’herbe lorsqu’il y avait un rayon de soleil pour lui caresser le visage, elle aimait sentir le vent agiter ses cheveux et l’odeur des fleurs lui chatouiller les narines. Notre héroïne était en fait bien ordinaire, elle s’appelait Angel.

Le jour se lève

Le soleil caresse mon visage

Passe doucement sur mes lèvres

Encore roses, preuve de mon jeune âge

C’est le matin

L’herbe, doucement, s’éclaire

L’air fait bouger au rythme de ses chansons

A mes pieds, cet immense tapis vert

Seul rescapé de la chaude saison

Devant moi la falaise

Grande et fière comme un gratte-ciel

Cache à mes yeux la grise ville

Ses rejets et rejetés, assis, mal à l’aise

Au pied des rues sombres et bondées

Le vent frais qui s’engouffre dans mes cheveux

Insinue en moi une étrange satisfaction

J’apprécie de plus en plus ce silence chaleureux

A qui je confie mes peurs et pose toutes mes questions.

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